Une décennie de découvertes ⋅ Inserm, De la science à la santé

Depuis près de dix ans, la Fondation FondaMental suit la plus grande cohorte de patients atteints de troubles bipolaires jamais constituée. L’objectif : identifier les marqueurs des différentes formes cliniques de ces troubles hétérogènes, et analyser les trajectoires de la maladie pour identifier et corriger les facteurs de mauvais pronostic.

Un article à retrouver dans le magazine Inserm n°54

Sans le savoir, tout le monde connaît probablement quelqu’un avec un trouble bipolaire. Une personne sur 100, selon études épidémiologiques, est réellement affecté. C’est la sixième cause d’invalidité dans le monde : les patients sont sujets à des phases maniaques, qui se traduisent par de l’hyperactivité, de l’euphorie et d’autres troubles du comportement qui ont un grand impact sur la vie sociale, professionnelle et affective, et à des phases dépressives. Malheureusement, les troubles bipolaires sont associés à une espérance de vie réduite de 10 ans en raison des risques associés de comportement suicidaire et comorbidités maladies somatiques telles que les maladies cardiovasculaires.

Malgré ce sombre tableau, la recherche sur le trouble bipolaire est à la traîne. C’est pour combler cette lacune que la cohorte FACE-BD (FondaMental Advanced Center for Specialization in Bipolar Disorder) a été créé il y a une dizaine d’années par la Fondation FondaMental. À ce jour, il compte 4 422 personnes atteintes de ce trouble. Dans un message récent