Try Nothing Ear (stick) : des écouteurs qui dépendent beaucoup du style

Note de l'éditeur : 4 sur 5

Fabrication et accessoires

L’oreille (bâton) ressemble à la oreille (1) parce qu’ils arborent un design de branche similaire, mais aussi parce qu’ils ont le même look. On retrouve ainsi un plastique qui laisse apparaître l’électronique au niveau de la branche et une finition noire et blanche (cette fois mate et non brillante) au niveau de la tête de chaque casque. La différence est tout de même perceptible, car les Ear (stick) n’ont pas d’embouts en silicone, adoptant un format “bouton” comme le Apple AirPods (3e génération) ou une Huawei FreeBuds 4. Tout comme leurs grands frères, ils ne manqueront pas de résister aux coups et aux piqûres du temps, notamment parce qu’ils sont certifiés IP54 et donc résistants aux projections d’eau, à la transpiration et aux grosses poussières.

Comparaison entre l'Oreille (bâton) à gauche et l'Oreille (1) à droite.

Comparaison entre l’Oreille (bâton) à gauche et le oreille (1) à droite.

Le boîtier change radicalement de design en adoptant une forme cylindrique rappelant un tube de colle, même si la marque dit s’inspirer du rouge à lèvres. Si la forme est différente, les matériaux restent les mêmes : on retrouve un élément en plastique blanc granuleux qui accueille les écouteurs, et une coque en plastique transparent qui laisse apparaître lesdits écouteurs. Malheureusement, celui-ci est particulièrement sujet aux rayures. Un élément rouge à hauteur du volant et du port de charge, ainsi que le bouton d’appairage chromé, apportent un peu de gaieté à l’ensemble.

Comparaison avec Oreille (1).

Si la taille de l’étui le rend facile à prendre en main, il est un peu plus compliqué de le transporter dans la poche de votre pantalon, malgré son poids contenu. Le système d’ouverture rotatif à 360° est très amusant et s’active facilement d’une seule main.

Note de l'éditeur : 4 sur 5

confort et soutien

Grâce à son extrême légèreté (4,4 g contre 4,7 g pour la oreille (1)) et son format « bouton », ou coupe ouverte, les Ear (bâton) procurent d’excellentes sensations de confort, à tel point qu’on les oublierait presque, même sur de longues périodes. De plus, son format non intrusif sera parfaitement adapté aux personnes allergiques au format intra-auriculaire. Aussi, ne comptez pas sur ces Oreille (bâton) pour vous isoler du monde extérieur, car elles ne procurent aucune isolation passive. De plus, ce format ouvert provoquera des fuites sonores pour le plus grand plaisir de vos voisins…

Si les sensations de confort sont excellentes en revanche, il faut au préalable placer correctement le casque dans le creux des oreilles pour en profiter. Et voilà le problème. En effet, le format Ear (stick) est loin de convenir à toutes les morphologies. De nombreuses personnes à qui nous avons fait essayer ces écouteurs ont eu du mal à les faire tenir correctement dans leurs oreilles, ou n’ont tout simplement pas pu les maintenir en place. De fait, les écouteurs sont très mal entretenus : nous vous déconseillons de les utiliser lors des pratiques sportives sous peine de les voir tomber.

Note de l'éditeur : 4 sur 5

expérience utilisateur

L’expérience utilisateur offerte par ces Ear (stick) est très similaire à celle offerte par le oreille (1), avec quelques différences mineures. On est donc face à une prise en main agréable, mais parfois c’est tout de même frustrant.

Les écouteurs ont un capteur de présence qui peut être désactivé via l'application.

Les écouteurs ont un capteur de présence qui peut être désactivé via l’application.

La communication se fait via Bluetooth 5.2 (avec prise en charge des codecs SBC et AAC) et nous n’avons rencontré aucun problème de connexion lors de notre test. Malheureusement, des fonctionnalités telles que le passage à l’appairage mono ou multipoint manquent toujours. Par conséquent, il est nécessaire de répéter le processus d’appairage à chaque changement de source. Heureusement, la prise en charge du protocole Fast Pair accélère un peu les choses avec les appareils Android.

Les commandes sont toujours effectuées à l’aide d’un capteur de pression au niveau des branches qu’il suffit de pincer. L’exhaustivité de la gestuelle vous permet d’effectuer un large éventail de commandes (volume, navigation, lecture, appels, etc.) sans avoir à sortir votre téléphone de votre poche. Par rapport à Ear (1), le geste de balayage pour gérer le volume a été remplacé par un appui court suivi d’un appui long pour des raisons pratiques, selon Nothing. Chaque action s’accompagne d’un « clic » assez bien ressenti, et l’appairage active une tonalité indiquant que la communication est établie. Cependant, plus d’aides sonores auraient enrichi l’expérience.

Les paramètres du casque sont intégrés directement dans l'application Paramètres sur les téléphones (1).

Les paramètres du casque sont intégrés directement dans l’application Paramètres du téléphone Téléphone 1).

L’application Paramètres a également été peaufinée et s’appelle désormais Nothing X. Disponible sur iOS et Android, elle comprend désormais un égaliseur à trois bandes et dispose toujours de paramètres permettant d’attribuer différentes commandes aux capteurs, d’une fonctionnalité permettant de trouver facilement vos écouteurs, etc. . ou une indication moins précise du niveau de batterie restant.

Note de l'éditeur : 3 sur 5

l’audio

Selon Nada, l’Oreille (bâton) serait bien plus habile que ses aînés, les oreille (1), en termes de performances sonores, notamment grâce à un haut-parleur plus gros (12,6 mm contre 11,6 mm intra-auriculaire (1)) et des aimants de meilleure qualité. Mais malheureusement leur format “bouton” les empêche d’atteindre le niveau Oreille (1) qui profite grandement de leur conception semi-intra-auriculaire, notamment dans la restitution des graves.

En fait, le format “ouvert” empêche Ear (stick) de délivrer des basses profondes en raison d’une extension très faible dans les basses extrêmes. Les coups de grosse caisse et certaines nappes de synthé manquent de sol et de rondeur. Les basses bénéficient cependant de la fonction Bass Lock, qui n’est autre qu’une égalisation automatique basée sur un micro dirigé vers l’intérieur de l’oreille pour adapter le niveau des basses en fonction de la position du casque. Dans la condition où l’on parvient à placer ce dernier correctement -ce qui est loin d’être une tâche aisée- on apprécie alors les impacts des grandes percussions et des instruments qui officient dans le grave. Le casque parvient également à retranscrire les basses fréquences avec une certaine habileté, mais pas assez pour fouetter un chat.



Les moyens se limitent au faire : les timbres sont respectés, mais il y a un certain manque de précision. Les hauts médiums sont trop surreprésentés, la faute notamment au franc recul des basses fréquences. Le résultat est une signature abrasive et claquante, qui n’est pas toujours très heureuse, en particulier sur les coups de caisse claire, de cuivres ou de cymbale, et qui s’aggrave à mesure que le volume augmente. Ce comportement, combiné au manque de détails dans les aigus, affecte également la profondeur de la scène sonore, qui est assez frontale dans ces écouteurs. Idem pour la dynamique qui est un peu écrasée. De plus, cette mise en valeur de la zone de présence profite à la reproduction des voix humaines, qui sont toujours claires et intelligibles, bien que parfois un peu nasillardes.

Les Oreilles (bâton) bénéficient d’une bonne extension dans les aigus et des aigus extrêmes, ce qui leur permet de restituer une scène sonore particulièrement large. Mais, encore une fois, le niveau de précision n’est pas suffisant pour vous faire sauter à travers le toit.

points forts

  • Très confortable si votre morphologie le permet.

  • Réduction efficace du bruit dans le casque.

  • De nombreux contrôles disponibles.

Points faibles

  • Précision moyenne à toutes les fréquences.

  • Signature sonore déséquilibrée (manque de basses, son trop aigu).

  • Des sensations de confort loin d’être universelles.

  • Entretien dangereux.

  • Quelques manques ergonomiques (fonctionnalité multipoint, passage en mono, recharge sans fil, etc.).

  • Portée un peu limitée.

conclusion

marque mondiale

Note de l'éditeur : 3 sur 5

Comment fonctionne la notation ?

Bien qu’un peu moins compétent que le AirPods (3ème génération), ses principaux concurrents, les Ear (stick) s’avèrent être de bons écouteurs au format bouton. Cependant, malgré les mots de Nothing, ils ne s’élèvent pas au niveau de oreille (1) en termes de performances sonores, notamment grâce à son format ouvert. C’est aussi grâce à leur conception que les Ear (stick) sont extrêmement confortables ou tout simplement impossibles à utiliser.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*