L’Union européenne déclare la fin des moteurs thermiques en 2035

Dans un parking à Godewaersvelde, dans le nord de la France, le 13 février 2017.

L’Union européenne (UE) a entériné le certificat de décès des nouveaux véhicules à moteur thermique pour 2035. Députés européens et États membres sont parvenus à un accord dans la nuit du jeudi 27 octobre sur ce règlement emblématique des objectifs climatiques européens.

“Décision climatique historique de l’UE”un tweeté L’eurodéputé français Pascal Canfin (Renew Europe), président de la commission Environnement du Parlement européen, après quelques heures de négociations. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a accueilli un “étape clé” pour les ambitions climatiques de l’UE, qui « stimuler l’innovation et notre leadership industriel et technologique ».

L’industrie automobile européenne s’est dit “prêt pour le défi” après ça “décision sans précédent”tout en appelant l’UE à lancer ” les conditions “ nécessaires pour atteindre cet objectif, notamment l’installation d’un réseau suffisant de bornes de recharge pour véhicules électriques.

Le texte approuvé, basé sur une proposition de la Commission en juillet 2021, prévoit de réduire à zéro les émissions de CO2deux voitures neuves en Europe à partir de 2035. Cela équivaut à l’arrêt de facto des ventes de voitures neuves essence et diesel et de véhicules utilitaires légers dans l’UE à cette date, ainsi que des hybrides (essence-électrique), au profit du 100% électrique Véhicules

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Alors que la voiture, principal moyen de transport des Européens, représente un peu moins de 15 % des émissions de COdeux dans l’UE, les nouvelles règles doivent contribuer à atteindre les objectifs climatiques du continent, notamment la neutralité carbone d’ici 2050.

Exception pour les fabricants “de niche”

Il s’agit du premier accord sur un texte du paquet climat européen (“Fit for 55”) visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’au moins 55% d’ici 2030 par rapport à 1990. Confirme l’objectif de réduction des émissions de COdeux d’ici 2030 de 55 % pour les voitures neuves et de 50 % pour les camionnettes neuves, par rapport à 2021.

“Cet accord ouvre la voie à une industrie automobile moderne et compétitive dans l’UE”a salué le ministre tchèque de l’industrie, Jozef Sikela, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’UE tous les six mois, considérant que « Les délais prévus ont rendu les objectifs atteignables pour les entreprises du secteur ».

Une dérogation est accordée aux fabricants. “niche” ou ceux qui produisent moins de 10 000 véhicules par an, ce qui leur permet d’être équipés d’un moteur thermique jusqu’en 2036. Cette clause, parfois appelée « amendement Ferrari », profitera notamment aux marques de luxe.

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Les négociateurs ont accepté “lancer une démarche pour disposer en 2025, après une évaluation précise des besoins financiers, d’un fonds dédié à la transition juste pour les salariés du secteur”, a également souligné Pascal Canfin. Le Parlement demande la création d’un tel fonds de transition, notamment pour remédier à l’impact sur l’emploi.

L’industrie automobile emploie directement ou indirectement plus de 13 millions d’Européens, soit 7 % du marché du travail de l’UE, selon l’Association européenne des constructeurs (ACEA).

Une proposition de la Commission est également attendue en 2023 pour contribuer à accélérer la décarbonisation des flottes de véhicules des grandes entreprises, a ajouté Canfin.

Aux bornes de recharge tous les 60 km

Sous la pression de plusieurs pays, dont l’Allemagne, le texte aborde la possibilité de donner à l’avenir le feu vert à des technologies alternatives telles que les carburants de synthèse (e-carburants) ou les moteurs hybrides rechargeables s’ils permettent d’atteindre l’objectif d’éliminer totalement les émissions de gaz à effet de serre des Véhicules

Le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a souligné en juin que “la grande majorité des constructeurs automobiles ont opté pour les voitures électriques”, tout en rappelant l’ouverture de l’exécutif européen aux autres technologies. Il a notamment expliqué :

« Ce que nous voulons, ce sont des voitures zéro émission. À l’heure actuelle, les carburants électroniques ne semblent pas être une solution réaliste, mais si les fabricants peuvent prouver le contraire à l’avenir, nous serons ouverts. »

Pour répondre aux industriels inquiets d’une demande insuffisante des consommateurs pour des produits 100 % électriques, la Commission recommande vivement de développer des bornes de recharge, afin que « tous les 60 kilomètres ».

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Carlos Tavares, directeur général du groupe Stellantis, né de la fusion de PSA et de Fiat-Chrysler, a lui aussi pointé du doigt jeudi le coût des véhicules électriques. “Je ne vois pas aujourd’hui la classe moyenne capable d’acheter des voitures électriques à 30 000 euros”dit-il, lors d’une visite dans une usine de véhicules utilitaires à Hordain (nord de la France). “Dans un monde de taux d’intérêt en hausse, le niveau d’assistance fourni aujourd’hui pour un véhicule électrique n’est pas soutenable”estimé.

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Le monde

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