les premiers choix forts de l’ère Laurent Blanc

Quelle est la suite après cette annonce ?

Le président a décidé. Nommé entraîneur de l’Olympique Lyonnais le 9 octobre, Laurent Blanc a donné le ton lors de sa conférence de presse d’introduction. Oui, les cartes seraient redistribuées après l’arrivée. C’est essentiellement le même discours que l’ancien entraîneur du PSG a tenu vendredi avant le match contre Lille. « Il y a eu beaucoup d’améliorations depuis que je suis là mais quand il y a un changement d’entraîneur les joueurs sont très intelligents, il ne faut pas s’y tromper… Les cartes sont distribuées et tout le monde a intérêt à avoir le meilleur visage possible. Donc en termes d’intensité, c’est mieux.”.

L’occasion pour le champion du monde 98 d’adresser une nouvelle fois un message aux jeunes dont il reconnaît le talent. Mais il pense toujours qu’ils ne devraient pas être au premier rang car Lyon doit prendre beaucoup de points. « Quand une équipe est dans une période difficile, il est difficile de faire confiance à un noyau de jeunes joueurs. Les jeunes amènent de l’insouciance, les joueurs expérimentés ont les qualités pour sortir de ce genre de période.. Le Cévenol reste donc fidèle à sa ligne directrice, ayant aligné quasiment les deux mêmes onze lors de ses deux premiers matches sur le banc lyonnais contre le Stade Rennais (16 octobre, défaite 3-2) et Montpellier (22 octobre, victoire 2-1) .

Toko Ekambi et Tetê sont sortis du onzième

Et il l’a encore fait dimanche lors de la réception du LOSC au Groupama Stadium (13e journée). Ainsi, ils ont opté pour un 3-5-2 (5-3-2 en phase défensive) avec un seul changement puisque Damien Da Silva a pris la place de Sinaly Diomandé, sanctionné et titulaire lors des deux matchs précédents. . A part ça, Blanc a les mêmes hommes, à savoir Anthony Lopes, Castello Lukeba, Jérôme Boateng, Nicolas Tagliafico, Houssem Aouar, Maxence Caqueret, Malo Gusto, Moussa Dembélé et Alexandre Lacazette. Il a aussi relancé Aouar, Boateng ou encore Diomandé, plâtrés de Bosz. Tout le contraire de Thiago Mendes, qui évoluait en défense centrale sous les ordres de l’ancien coach. Egalement présent dans l’effectif aligné ce dimanche, le footballeur auriverde est à nouveau considéré comme milieu de terrain.

Abandonné sur le banc contre Rennes, il est revenu dans le onze après la blessure de Corentin Tolisso, titulaire dans l’esprit du coach tricolore. Dès lors, le Brésilien peut marquer des points en l’absence de son coéquipier. D’autres ont “perdu” leur place après le changement d’entraîneur. Les titulaires en attaque avec Bosz, Karl Toko Ekambi (5 minutes contre Rennes, 27 minutes contre Montpellier) et Tetê (5 minutes contre Rennes, 0 contre MHSC) ont été rétrogradés et sont les plus touchés par le changement de système. Ce dimanche, ils ont enchaîné avec un troisième match en tant que remplaçants. Un revers notamment pour le Camerounais, qui avait été nommé vice-capitaine en début de saison. Dimanche, il est entré dans le 65, pour apporter sa vitesse et sa capacité à aller en profondeur. Jeff Reine-Adelaïde (entré à 65) ou Romain Faivre (entré à 72) font partie de la rotation sans titularisation.

Le blanc fait attendre le jeune

Les jeunes ont aussi un peu de souci à se faire. Hormis les talents envoyés en réserve qu’on n’a pas vus avec Peter Bosz ou ceux qui ont peu joué (Barcola), Laurent Blanc n’avait pas du tout utilisé Johan Lepenant (19 ans) jusqu’à présent. Auteur de 9 matches, dont 1 en tant que remplaçant, avec l’entraîneur néerlandais, le milieu de terrain arrivé cet été n’avait plus joué une seule minute depuis que Blanc a pris le relais. Surprenant, vu le niveau de jeu affiché depuis son arrivée. Il a été l’une des meilleures recrues de l’été et a tenu le coup lorsque Lyon s’est effondré. Le concernant, son entraîneur s’est montré optimiste vendredi. “Johann Lepenant a montré qu’il avait la capacité de jouer. Il sera l’un des joueurs qui apparaîtra de plus en plus dans l’équipe..

Il était encore sur le banc dimanche face aux Dogues mais a remplacé Da Silva à la mi-temps (retour d’une défense à 4). Agressif, il a su démontrer ses qualités pendant 45 minutes, lui qui a avalé les kilomètres et récupéré quelques ballons. Mais Blanc reste méfiant envers lui, comme il l’est envers Rayan Cherki (19 ans). Le jeune homme, qui a duré cet été, repart de zéro. Malheureusement pour lui, il devra encore patienter, lui qui n’avait pas eu une minute de jeu depuis que les Blancs l’ont prise. Il est entré en fin de match contre les Norteños. Difficile pour lui comme pour les autres de montrer ce qu’ils ont dans le ventre, sauf à l’entraînement.

Mais contrairement à Peter Bosz, Laurent Blanc a été clair en soulignant que l’urgence de la situation le poussait à prendre ces décisions. La donne pourrait alors changer. Quoi qu’il en soit, le groupe semble bien s’en sortir, comme l’expliquent Jeff Reine-Adelaïde et Anthony Lopes en zone mixte. « Son discours a fait beaucoup. Le fait qu’il arrive totalement frais et remette tout le monde sur pied, surtout mentalement, a demandé beaucoup de travail de sa part. Il savait trouver les mots justes. On aurait aimé obtenir 9 points sur 9 depuis son arrivée, mais 6 sur 9 c’est tout à fait correct. (…) Le fait qu’il soit venu avec un discours qui a redonné confiance à tout le monde était bien ».

Le président aborde la question des remplacements

Tout le groupe tire dans le même sens, malgré les temps de jeu différents. Dimanche soir, les participants (Lepenant notamment) ont amené selon Blanc. « Oui, ça n’a pas toujours été comme ça, surtout à Rennes. On sait tous que c’est difficile d’entrer dans un match, surtout avec une telle intensité (…) C’est là que les titulaires ont un rôle à jouer. Je peux aller les voir avant les matchs et leur dire “préparez-vous”. Souvent, nous ne savons pas quand nous allons faire venir un joueur. Là, à l’heure du match, j’amène des joueurs. ils ont le temps”. De quoi marquer des points avec un coach qui fait déjà l’unanimité. L’effet blanc se fait sentir sur le terrain, même s’il reste un immense chantier, et dans le vestiaire, beaucoup plus de confiance.

C’est un match que l’OL aurait probablement perdu il y a trois semaines. Laurent Blanc reste calme et hermétique face à toutes ces distinctions. “Je le répète, vous devez obtenir des points jusqu’au 13 novembre. On va à Marseille, on reçoit Nice, ce n’est pas facile. Prenons le maximum de points. Depuis trois semaines, le club et les joueurs ont accepté beaucoup de choses. Même avec moi, on s’était mis d’accord pour ne prendre aucun point à Rennes (2-3). Si nous étions sérieux, nous aurions pu prendre un point. Je leur avais dit dans la semaine, n’en acceptez pas plus. A Montpellier, on peut tuer le match, mais il y a toujours un manque de confiance. Ils reviennent au tableau d’affichage et on est allé chercher les trois points (2-1). Ce changement de mentalité est la plus grande avancée de notre équipe.. Une équipe où les places sont déjà chères !

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