Les clubs français ont reçu cinq sur six / Coupes d’Europe / Classement / SOFOOT.com

Dans une semaine cruciale, seul Marseille a vu son aventure européenne s’arrêter, le PSG, Monaco, Nantes, Rennes et Nice poursuivant la leur. La France aura donc cinq représentants en Coupe d’Europe cet hiver.

Dès lors, l’hiver sera chaud pour les clubs français de la scène européenne. Il ne s’agit pas de lever de rideau, mais du plaisir de savoir que la France continuera d’avoir cinq représentants en Coupes d’Europe en février prochain, et que la phase de poules de ces compétitions européennes, plus précisément la Ligue Europe, elles ne se disputent pas. elle cesse d’être une tâche ou une montagne insurmontable pour quiconque. Pourtant, la semaine avait démarré sur une immense déception au terme d’un scénario improbable, laissant l’OM à plat et sans espoir de revenir en C3 après une défaite lunaire contre Tottenham à la dernière seconde. Marseille est finalement la seule équipe française à rentrer aux stands et quitter la grande course européenne. En quelques secondes et peut-être avec une stratégie marseillaise moins suicidaire, la France aurait pu remporter un franc succès.

« Nous sommes des nains, des petits enfants. J’ai entendu les joueurs, dans le vestiaire, parler du Barça, de la Juventus, on n’existe pas. C’est pourquoi nous allons continuer à rêver. » Antoine Kombouaré, chef étoilé

Regrets pour Paris et Rennes, étoiles pour Nantes

Il y a eu d’autres petites déceptions, moins importantes que celle vécue par la bande d’Igor Tudor. A leur échelle, le Paris Saint-Germain peut considérer comme un échec le fait de ne pas avoir conquis la première place dans un groupe formé par Benfica, une Juventus malade et le Maccabi Haïfa, même si le club de la capitale en a également été victime. d’un scénario inimaginable. On pourrait regretter de ne pas avoir réussi à faire mieux que deux nuls face aux Portugais au moment de découvrir leur rival en 8e de finale (choix entre Chelsea, Manchester City, Tottenham, Bayern, Porto, Naples et le Real Madrid). Idem pour le Stade rennais, qui n’a pas fait ce qu’il fallait. contre Larnaka devant Fenerbahçe, et qui peut encore être maudit pour n’avoir pris que deux points contre les Turcs après avoir mené 2-0 au match alleraprès 3-0 au retour. « Nous restons invaincus, nous sommes qualifiés, mais nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre la moindre baisse de vitesse.a déclaré Bruno Genesio ce jeudi soir. On affrontera un grand club en février. On l’a un peu testé l’an dernier avec Leicester, ce sera l’occasion de voir ce qu’on a dans les jambes. »

Deux matchs de plus au calendrier breton, comme Monaco et Nantes, qui ont également validé leur ticket pour les play-offs -ou le 16c’est finale si vous préférez – en vous installant à la deuxième place de leurs groupes. Rien de plus logique pour l’ASM, en course pour la Ligue des champions en août et qui termine toujours derrière le club hongrois de Ferencváros. Une très bonne surprise pour le FCN, qui compte donc plus de victoires en C3 qu’en championnat depuis le début de la saison (trois contre deux) et qui ne s’est pas contenté d’être transféré en conférence de Ligue Europa, où Nice, seul club français équipe pour terminer première du groupe, a dû se battre pour assurer une huitième finale avec neuf points en six matchs. “Nous sommes des nains, des petits enfantsa lâché Antoine Kombouaré après le succès de ses hommes en Grèce. Surtout, nous allons continuer à découvrir, à apprendre de cette compétition. Mais la priorité pour nous, c’est bien sûr le championnat. Après, nous aurons des étoiles plein les yeux. J’ai entendu les joueurs, dans le vestiaire, parler du Barça, de la Juventus, on n’existe pas. C’est pourquoi nous allons continuer à rêver. »

plafonds à casser

Nul ne peut reprocher aux îles Canaries, qui ne sont pas programmées pour aller si haut et qui redécouvrent les joies de l’Europe, de ne pas aller plus loin. Ce sera, au mieux, un bel exploit, au pire, une logique respectée pour les jaunes et les verts. En effet, le plateau sera levé lors des barrages de Monaco, Nantes et Rennes (Barcelone, ​​​​Juventus, Sporting, Salzbourg, FC Séville, Shakhtar, Bayer Leverkusen et Ajax). Les perspectives européennes de chacun dépendent beaucoup du tirage au sort, prévu lundi midi, mais les clubs français doivent-ils s’abstenir de rêver de renverser les dirigeants européens ? Ce genre de performance manque peut-être au Stade rennais dans son histoire de Coupe d’Europe, alors que Monaco connaît la recette et dispose d’une équipe suffisamment nombreuse pour viser un parcours en C3. Les cinq représentants français ont des plafonds à briser, et un printemps à entrevoir pour ne pas revivre la même effusion de sang que la saison dernière, où seul Marseille s’était glissé en quarts de finale de… Conférence de Ligue Europa. Rennes avait vu son aventure dans la même compétition s’arrêter en 8e de finale (contre Leicester), c’est-à-dire au même niveau que le PSG et Lille en Ligue des champions (contre le Real Madrid et Chelsea), et comme Monaco. en Ligue Europa (face à Braga) quand Lyon avait trébuché en quart de finale face à West Ham. Cette fois, seul Nice peut se frotter les mains pour avoir été appelé en mars dans une C4 de la taille des clubs français.

Un coefficient UEFA pour chouchouter

A chacun sa quête et ses ambitions. Le PSG ne pourra pas accepter une nouvelle sortie de route à partir des huitièmes de finale, quel que soit le rival, et Monaco et Rennes ont les armes, sans prétention ni arrogance, pour rêver grand en C3, sans encore s’imaginer imiter l’Eintracht Francfort, vainqueur surprise de la dernière édition. A ce stade, rien n’est lisible, d’autant que la Coupe du monde passera par là et rappellera une fois de plus que les trouvailles de novembre sont rarement les mêmes que celles de février-mars. Reste l’intérêt général pour le coefficient UEFA de la France, principale préoccupation des dirigeants, terrifiés à l’idée de voir la France perdre sa cinquième place pour 2024-2025. En ce sens, cette semaine est une bonne nouvelle, car elle leur permet de conserver une avance toujours confortable sur les Pays-Bas (6c’est56 700 points) et le Portugal (7moi, 53 716 points), la France en compte 59 497 et fait pour l’instant mieux que ses deux concurrents de la saison en cours, avec l’avantage d’avoir encore cinq représentants en lice contre quatre des Pays-Bas et du Portugal. Maintenant, il faut faire durer le plaisir jusqu’au printemps.

Par Clément Gavard

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