“Ils ont tout faux”… La nouvelle politique de formation fait débat

Nous avons connu un apprentissage de haut niveau plus fluide que celui des jeunes de Jeux olympiques de Marseille impliqué dans la ligue junior. Le début de cette campagne. Ligue des Champions Les moins de 19 ans s’annoncent comme un cauchemar pour les minots, derniers de leur groupe après deux nuls et deux défaites (12 buts encaissés), et déjà éliminés avant d’affronter l’Eintracht Francfort, mercredi après-midi, comme leurs aînés un peu plus tard (21h00). ).

“J’ai déjà un haut niveau d’éducation avec les compétitions qui n’ont pas l’habitude de jouer les équipes de jeunes de l’OM, ​​on dirait qu’il y a déjà trois mondes de l’éducation”, a relevé un fidèle observateur du centre de la formation. Difficile de lui donner tort quand on revient sur le 6-0 infligé par le Sporting de Portugal à domicile début octobre. Mais ces difficultés ne viennent pas de nulle part. L’OM n’a plus l’habitude de disputer cette compétition, et l’équipe de Youth League est un délicat mélange entre l’équipe de N3 et les U19.

Des nouveaux venus toujours pas convaincants

Pourtant, Pablo Longoria et ses équipes ont été actifs sur le marché des transferts cet été, afin de dénicher des jeunes prometteurs et les faire évoluer dans cette compétition. « Je dirais qu’il y a du talent, mais ce ne sont pas encore des phénomènes ou des joueurs que l’on peut considérer comme des pépites. Tout semble bien se passer côté comportement, mais je ne suis pas convaincu par ceux qui viennent d’arriver », commente un autre habitué d’OM Campus.

Son homologue estime que “quand on recrute des joueurs de l’extérieur, ils doivent être meilleurs que ceux qui sont déjà présents”. Et il « ne voit aucune différence ». “Je pense que lorsque vous recrutez Rogerio Nyakossi à Genève pour 2 millions d’euros, il devrait au moins être candidat pour rejoindre la rotation de l’équipe pro. “Ce n’est pas le cas.

Cependant, les deux observateurs s’accordent sur un joueur prometteur : Sayha Seha, arrivée du CE C cet été. Un “a aimé le petit [qu’il en a] vu en quatre matchs”, quand l’autre le considère comme “un bon joueur”.

Poursuivi par “plusieurs clubs français et allemands”, le Franco-Malgache de 17 ans s’est finalement laissé convaincre par Paul Longori et son directeur sportif, David Friio. “David Friio et Mathieu Louis-Jean le connaissent depuis longtemps, lorsqu’ils travaillaient à Manchester United et qu’ils voulaient le recruter. A l’OM on retrouve la même structure et ils l’ont suivie à presque tous les matchs depuis deux ans. On sait que le club veut investir dans la formation, il y a un gros travail de repérage pour trouver les meilleurs talents et les développer”, énumère Andrea Pellegatti, qui travaille pour Epic Sport, l’agence qui représente le joueur.

formation de courte durée

Si ces arguments ont convaincu Sayha Seha de signer à l’Olympique de Marseille, ils révèlent surtout la nouvelle stratégie mise en place par Pablo Longoria, et la priorité donnée à l’après-formation. Il est peu probable que cela soit confirmé par l’OM, ​​qui souhaite “attendre la fin de la phase de poules de la Youth League pour expliquer clairement la stratégie et la structure du centre de formation prochainement”, nous ont-ils précisé. Mais Jean-Luc Cassini, ancien directeur du centre de formation jusqu’en 2019, estime que l’OM “veut passer par la voie de l’après-formation”. “Pablo Longoria veut le faire à court terme et faire sortir un bon joueur”, en est-il convaincu.

Mais selon lui, à travers la promotion du post-workout, “on néglige le centre d’entraînement et le pré-workout, qui est plus contraignant, avec des résultats à plus long terme”. Et surtout, l’arrivée de joueurs post-formation “n’aide pas les gamins du centre”, selon l’un des observateurs. “Quand tu dis à certaines personnes que tu ne peux pas les payer et que derrière toi tu envoies 20 ou 30 briques à Nyakossi, le message est compliqué”, poursuit-il.

Au détriment des plus jeunes

Au vu du vivier présent à Marseille, Jean-Luc Cassini estime que cette stratégie post-formation est une erreur. “A cause de la taille de la ville, de son passé, on est obligé de passer par des pré-formations et des entraînements à l’OM”, explique-t-il. Mais pour cela, le centre de formation a besoin de beaucoup plus de stabilité. Nasser Larguet a succédé à Jean-Luc Cassini en 2019, avant d’être remplacé cet été par Marco Otero, un proche de Longoria qui a débarqué à Valence, dont le rôle exact est encore flou selon diverses sources.

« Tous les trois ans, elle change, les idées et le projet avec elle. Mais ils ont tout faux. Il faut se recentrer sur Marseille, tout était en place, il ne reste plus qu’à le perfectionner. Si vous révolutionnez tout, les idées du jeu, le projet, ça dérange les enfants. Dans les meilleurs centres de formation, comme à Lyon ou à Rennes, il y a de la stabilité. Je suis parti il ​​y a trois ans et demi, et depuis, presque tous les Marseillais ont été licenciés”, regrette l’ancien directeur du centre de formation.

Les difficultés de faire passer un jeune du centre de formation à l’équipe première : le dernier joueur à avoir suivi cette voie est Boubacar Kamara, depuis allé à Aston Villa –, peut expliquer la volonté de Pablo Longoria, et de l’Olympique de Marseille, de donner une autre direction au centre de formation. Mais cela peut aussi être très contre-productif. « Si vous contactez les parents de petits Marseillais, ils vous diront qu’ils choisiront Nice ou Lyon pour leur enfant, prévient Jean-Luc Cassini. Mon cousin de 14 ans est suivi par pas mal de clubs. Mais même moi, qui aime l’OM, ​​je lui conseillerais d’aller ailleurs. »

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